25 novembre 2006 : Montréal
Discours de Sylvain Lafrance, Vice-président principal de Radio-Canada, au Congrès annuel de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec
Bonjour, je tiens d’abord à vous remercier de m’avoir invité à prendre la parole devant vous ce matin. Je me rappelle très bien ma dernière participation à un congrès de la FPJQ à Québec, il y a une dizaine d’années. Il y avait eu alors un grand débat sur la place des patrons à la Fédération professionnelle des journalistes du Québec. La question était de savoir si les patrons devaient ou non faire partie de la FPJQ.
 La question qui nous est posée dans cette séance d’ouverture est passionnante! « S’adapter ou disparaître? » C’est une invitation à réfléchir sur l’environnement qui se dessine et sur les défis qui se posent à nous, les journalistes et les médias d’information. C’est un peu cette réflexion que je souhaite partager avec vous ce matin. Je vous parlerai également de la vision que nous avons, à Radio-Canada, de notre rôle comme diffuseur public du XXIe siècle et comment nous sommes convaincus d’être mieux positionnés que jamais pour relever les nouveaux défis qui se posent.
Je trouve intéressante la réflexion de ce matin. J’ai souvent l’impression, quand on parle des médias, qu’on a tendance à parler beaucoup de technologie. Il faut passer à un autre niveau. Si on veut réfléchir véritablement à ce que sera le journalisme au XXIe siècle, il y a des enjeux de démocratie et de culture sur lesquels nous devons nous attarder.
Actuellement, au-delà des simples questions technologiques et économiques, il y a un ensemble de phénomènes qui ont une influence sur la façon dont le citoyen vit la démocratie et la culture et qui doivent nous faire réfléchir sur le rôle des journalistes et sur le rôle des médias en général dans la société.
On observe, au sein de notre société, un phénomène que l’on pourrait qualifier de « fragmentation globale », qui recoupe en fait différentes formes de fragmentation et touche chaque année davantage la politique, la vie sociale et culturelle.
Il y a naturellement la fragmentation médiatique. Par exemple, on pense aux centaines de chaînes de télévision, à la radio satellite avec ses dizaines de stations, etc. D’ailleurs, si vous me demandez sur combien de plateformes dans le monde les services de Radio-Canada sont diffusés – cela inclut Radio Canada International, nos émissions de radio et de télévision, nos services de Galaxie, etc. –, je vous dirais plusieurs centaines et peut-être même plusieurs milliers. Radio Canada International compte à elle seule plus de 450 partenaires dans le monde. Donc, nous avons plusieurs milliers de plateformes. C’est dire à quel point on fait maintenant face à une hyper-fragmentation médiatique.
Cette hyper-fragmentation médiatique a évidemment un impact sur beaucoup de choses, notamment sur les modèles d’affaires dans le monde de la télévision. Ajoutez à cela toute la fragmentation liée directement aux nouvelles technologies, comme les nouvelles applications des téléphones cellulaires par exemple, qui viennent accentuer la fragmentation médiatique, parce qu’elles recoupent des fonctions qui étaient assurées jusqu’à maintenant par les médias traditionnels. Cela vient donc accentuer la fragmentation médiatique.
Il y a d’autres fragmentations plus sociales. Par exemple, je pense à un des événements les plus importants qui a frappé le monde de la radio. C’est l’éclatement de la notion de proximité. Dans le monde de la radio, quand on va dans des congrès partout aux États-Unis, on nous dit qu’il y a trois choses importantes en radio : « localism, localism, localism ». Vous excuserez l’anglicisme, mais cela démontre l’importance que l’on accorde à la proximité géographique en radio. Parce qu’on habite le même territoire – une ville, un village, une région –, on a des intérêts communs.
Mais aujourd’hui, grâce aux nouvelles technologies, on peut vivre toutes sortes de proximités : on peut être proche de quelqu’un par sa religion, par son option politique, par son orientation sexuelle ou par une passion partagée pour tel type de voiture ou de bateau, par exemple. On peut être proche de quelqu’un pour des milliers de raisons et il nous est désormais possible de lui parler en moins de 15 minutes par divers réseaux comme la téléphonie cellulaire et toutes ses options de messageries, ou par le web, pour ne nommer que ceux-là . La notion de proximité s’en trouve donc totalement transformée. Cela a un impact majeur sur l’équilibre traditionnel entre le régional, le national et l’international. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de place pour les stations régionales, mais c’est aujourd’hui un des positionnements possibles.
Il y a également une autre forme de fragmentation qui vous touche peut-être plus directement comme journalistes. Il s’agit de l’explosion des sources d’information. Il y a aujourd’hui une multiplicité des sources dans votre monde, le monde du journalisme, et cela pose un problème pour la crédibilité des sources. Le téléphone cellulaire est lui-même devenu une importante source d’information audio, photo et vidéo. Il y a donc une multitude de sources, une fragmentation qui crée une nouvelle dynamique dont il faut maintenant tenir compte.
Il y a évidemment une fragmentation plus sociale, politique et religieuse qui résulte un peu des effets combinés de la mondialisation, des mouvements d’immigration, de la montée de l’insécurité. Tout cela provoque un changement assez profond dans le tissu social et suscite des questions pour le monde des médias qui sont assez importantes.
Tout cela fait en sorte qu’on est passé dans une nouvelle phase dans le monde des médias. Il est d’ailleurs intéressant de penser qu’il y a dix ans, on s’inquiétait surtout de l’hyper-concentration des médias aux mains de grands conglomérats médiatiques. Aujourd’hui, on s’inquiète surtout de l’hyper-fragmentation des médias. On a toujours peur de quelque chose, finalement. Il est intéressant de voir comment on est passé du danger de l’hyper-concentration à celui de l’hyper-fragmentation.
Face à l’ensemble de ces éléments, je vais vous proposer cinq postulats de base qui vont nous permettre d’approfondir l’analyse.
Premièrement, la naissance de toute nouvelle technologie s’accompagne toujours de mythes fondateurs. C’est-à -dire que l’on prête toujours aux nouvelles technologies des possibilités fantastiques. Un exemple qui me vient en tête, qui est lié aux médias et qui s’est passé au Canada. Dans les années 1950 ou 1960, il y a eu une Commission royale d’enquête sur les médias. L’Association des éditeurs de journaux canadiens avait lancé un cri d’alarme. Dans leur mémoire – que vous devriez d’ailleurs pouvoir trouver facilement sur Internet –, les éditeurs de journaux canadiens ont écrit : les journaux canadiens sont condamnés à disparaître d’ici cinq ou dix ans à cause d’une technologie émergente aux États-Unis, le fac-similé, qui permet de recevoir un document directement sur un téléphone. Alors comme tout le monde, d’ici cinq ans, pourra recevoir son journal sur son téléphone, c’est la fin du journal imprimé. C’était techniquement possible, mais ce n’est pas arrivé. Ceci dit, le fax a connu une belle carrière, mais pas dans le domaine de la distribution des journaux.
On pourrait prendre d’autres exemples ailleurs que dans le monde des médias. Je me rappelle très bien du type qui me disait, il y a une vingtaine d’années, comment je pourrais me faire cuire un poulet dans un four à micro-ondes. On a découvert dix ans plus tard que c’était simplement un réchaud.
À l’arrivée des magnétoscopes, il y a une vingtaine d’années, on a annoncé la fin des directions programmes, parce que les gens allaient tout enregistrer et faire leur programmation eux-mêmes, et plus personne n’irait dans une salle de cinéma. Pire, quand les caméras sont arrivées, on a dit, c’est la fin du cinéma puisque tout le monde pourra faire ses propres films et on prévoyait un effondrement complet de l’industrie. Tout cela était techniquement possible.
Il suffit de regarder la vague Internet qui nous a frappés à la fin des années 90, le phénomène de la personnalisation des médias ou l’avènement des médias citoyens – et je ne dis pas que ces phénomènes n’existent pas, Internet a en effet une grande place dans le monde des médias – pour voir que l’on attribue aux nouvelles technologies des utilisations qui, bien qu’elles s’appuient sur des capacités techniques bien réelles, ne tiennent pas debout, parce qu’on ne tient pas compte de la façon dont le citoyen décide de les utiliser. Ce sont eux qui décident, en bout de ligne, malgré les immenses possibilités technologiques.
Donc, premier postulat : les nouvelles technologies s’accompagnent de mythes. Deuxièmement, je suis convaincu que les enjeux importants dans le monde des médias, et dans le monde du journalisme en particulier, ne sont ni les enjeux technologiques, ni les enjeux économiques, ni les enjeux liés aux modèles d’affaires.
Ce sont les enjeux de démocratie et de culture qui sont fondamentaux. Et c’est sur ces enjeux que l’on doit d’abord s’interroger, parce qu’il y a une évolution énorme depuis le tournant du siècle dans la façon dont le citoyen vit la démocratie et la culture. Il y a des enjeux de cohésion sociale, de cohabitation culturelle et d’identité culturelle qui ne sont pas les mêmes qu’en 1980.
Ces enjeux m’apparaissent beaucoup plus importants que les enjeux technologiques, pour une bonne raison : on s’adapte à la technologie. Radio-Canada a été leader pour la télévision couleur, pour le développement de la radio FM, pour la télévision en haute définition… La technologie, on sait faire, c’est relativement simple. Il faut surtout s’interroger sur ce que l’on veut dire et sur ce l’on veut diffuser sur ces nouvelles technologies. C’est peut-être la question qui est la plus importante.
Deuxième postulat : les enjeux sont beaucoup plus liés à la démocratie et à la culture qu’autre chose.Â
Troisième postulat : les gens du monde des médias doivent plus que jamais présenter une cohérence et un système de valeurs clair. Par exemple, on doit, nous, du diffuseur public, exprimer clairement ce que l’on veut, remettre l’église au milieu du village, en quelque sorte, et le dire clairement.
À CBC/Radio-Canada, nous sommes un outil de démocratie et de culture. Les gens doivent savoir que, quand ils viennent chez nous, l’information qu’ils trouveront est fiable, crédible et sûre. Plus notre marque sera forte, avec des valeurs clairement identifiées, plus le citoyen pourra nous reconnaître et plus on pourra décliner notre marque sur différentes plateformes.
Je n’aime pas nécessairement le mot « marque », ça fait un peu marketing, mais je n’ai pas d’autre mot. La marque, ce n’est pas seulement un nom, un logo ou une affaire de publicité. La marque, c’est un lien émotif que l’on crée avec le public. Par exemple, je voyais mon fils devant la télévision l’autre jour et il écoutait une émission sur la chaîne Discovery Kids. Je n’ai jamais regardé cette chaîne, mais je suis certain que c’est fiable et que la qualité est bonne. Pourquoi? Parce qu’elle est associée à Discovery, qui est devenue une marque très forte au fil des ans. Je suis donc porté à penser que si mon fils écoute une chaîne affiliée à Discovery, les choses devraient plutôt bien se passer.
Cette question de marque est importante, parce qu’au moment où nous devrons faire face à 300, 400 ou 500 chaînes, le public ira vers les marques les plus fiables, celles qui, selon lui, sont porteuses de valeurs qui ont du sens. Alors, toute la stratégie d’intégration de Radio-Canada, que je vais expliquer davantage dans quelques instants, est basée sur cette question de force de la marque et de personnalité claire du diffuseur public, plutôt que sur n’importe quel fantasme technologique.
Quatrième postulat : l’un des enjeux majeurs du siècle, c’est la cohésion sociale et la cohabitation culturelle, cette dernière découlant de la mondialisation.
Aujourd’hui, il n’y a pas une journée où on ne parle pas d’accommodement raisonnable au Québec et, quand on parle d’accommodement raisonnable, il s’agit d’un enjeu majeur qui doit interpeller le monde du journalisme, parce que ça change beaucoup de choses.
Souvent, nous voyons l’équilibre des opinions et l’objectivité journalistique de façon assez linéaire. Il y a des « pour » et des « contre », des « oui » et des « non », du « blanc » et du « noir » et, si on a un représentant de chaque option, tout est bien. Le problème, aujourd’hui, c’est que la question du port du voile, par exemple, donne rarement lieu à une réponse du genre : « Je suis pour » ou « Je suis contre ». La réponse est bien plus complexe. Aujourd’hui, il y a une nouvelle diversité dont il faut tenir compte.Â
Cinquième postulat : les bruits technologiques actuels, que ce soit l’arrivée des nouvelles technologies ou l’Internet, ne constituent pas une rupture majeure sur les fondements du journalisme. Dans mon esprit, les fondements du journalisme sont demeurés les mêmes, les outils sont là et il faut savoir les apprivoiser. Les fondements d’honnêteté et d’objectivité demeurent les mêmes. Il faut simplement se questionner en fonction des nouvelles réalités de démocratie et de culture, et non en fonction des nouveaux boutons qui apparaîtront sur les appareils technologiques. Il est très important, dans mon esprit, de se poser les vraies questions.Â
Comment Radio-Canada apporte-t-elle une réponse à ces questions? Quelle est la réponse du diffuseur public face à cet environnement?
Premièrement, on se définit d’abord comme un outil de démocratie et de culture, avant de se définir comme une industrie, comme un média, comme une institution. On se définit donc par rapport aux enjeux de démocratie et de culture, et c’est d’abord sur ces questions qu’il faut réfléchir. Il faut d’abord se demander ce qui a changé dans la façon de vivre la démocratie et la culture. Cela nous amènera ultimement à nous demander ce qu’il faut faire en journalisme et en culture pour que dans dix ou quinze ans, nous soyons encore importants pour le citoyen, au niveau de la cohésion sociale et de la cohabitation culturelle.
Deuxièmement, il faut grouper nos efforts, à Radio-Canada. Il faut tous travailler ensemble pour créer une marque forte à laquelle le citoyen va adhérer, une marque de crédibilité et de fiabilité, porteuse d’une identité forte. Tout cela est important dans l’univers que j’ai décrit tout à l’heure, parce que face à 500 ou 1000 chaînes, il faut facilement reconnaître le diffuseur public comme porteur de crédibilité et de fiabilité. Il s’agit d’un enjeu extrêmement important.
Finalement, il faut qu’il y ait le soutien public nécessaire pour assurer la pérennité du service public. Le soutien public, c’est l’équivalent des bénéfices pour le secteur privé. Quand les citoyens croient à Radio-Canada, tout va bien. Quand ils n’y croient pas, nous avons un problème.
Cela nous donne un point de vue particulier sur beaucoup d’enjeux, que nous allons d’ailleurs porter devant le CRTC lundi matin, lors des audiences sur la télévision conventionnelle qui se tiendront la semaine prochaine. Par télévision « conventionnelle », on entend les chaînes qui sont diffusées par ondes hertziennes. Au Québec, il y en a en quatre, soit Radio-Canada, TVA, TQS et Télé-Québec.
Qu’est-ce que nous allons dire devant le CRTC? Nous allons d’abord dire que le système canadien est un système mixte public/privé depuis longtemps et que c’est justement cette mixité qui a permis l’avènement d’une télévision qui est un succès comme industrie culturelle. Notre système est également un succès au niveau de la rétention de l’auditoire.
On a beau parler de fragmentation, mais, encore hier soir, il devait y avoir à peu près 70 % des téléspectateurs qui regardaient un des trois grands réseaux de télévision conventionnelle du Québec. C’est quand même important dans le monde des médias et il ne faut pas le perdre de vue. Alors, le système actuel basé sur la mixité public/privé est un système qui a fait ses preuves.
Nous allons dire aussi qu’il faut laisser la place au secteur public pour qu’il se développe financièrement et qu’il ne soit pas totalement victime de la fragmentation. Nous avons besoin de nouveaux outils, nous avons besoin des frais d’abonnements. Nous avons besoin de jouer un rôle important pour l’avenir et de développer de nouveaux outils qui sont ceux du XXIe siècle. Pour cela, nous avons besoin de pouvoir nous développer financièrement. Nous allons dire aussi qu’il faut repenser les modes de distribution.
En terminant, j’aimerais vous parler de convergence. Je fais un petit sourire en coin, car je n’aime pas beaucoup le mot « convergence », je suis vraiment contre. Pourquoi? Sur le plan étymologique, la convergence est « l’action de tendre vers un but commun ». Donc, oui, on pourrait qualifier cela de convergence. Mais dans le monde des médias, cette notion a été utilisée d’une toute autre façon. Elle fait référence à des modèles d’affaires, à des modèles de concentration et à des modèles technologiques aussi. Le mot a donc perdu un peu de son sens.
Je pense que ce que l’on fait, à Radio-Canada, ce n’est pas tant de la convergence dans le sens de construire des modèles d’affaires qui nous permettront d’augmenter nos revenus. Ce que l’on fait, c’est du gros bon sens! Dans une seule entreprise, on essaie de travailler ensemble au bénéfice des citoyens.
Ce que nous faisons, ce n’est pas non plus une approche de bi-médias, où tous nos journalistes travailleraient avec un micro, une caméra et un appareil photo. L’idée est plutôt de s’assurer que nous avons une stratégie globale et un certain nombre de valeurs qui sont transversales à l’ensemble des composantes de l’organisation pour que l’on reconnaisse la valeur ajoutée du diffuseur public.
Alors oui, cela amène des gens à travailler sur plusieurs plateformes, mais seulement lorsque c’est intelligent de le faire et lorsque cela enrichit la qualité de l’information que l’on donne aux citoyens. Mais, je le répète, notre stratégie est d’abord et avant tout une stratégie de marque du diffuseur public et une stratégie d’enrichissement de l’offre. C’est pour cela que j’hésite toujours à voir notre stratégie identifiée à la convergence.
Il faut aussi se rappeler que Radio-Canada évolue dans un environnement fortement réglementé. Parce que nous sommes un service public, nous sommes soumis à beaucoup de règles propres au service public. En plus de la Loi sur la radiodiffusion et des règlements du CRTC, nous avons posé nos propres balises internes en matière d’information, que ce soit par nos normes et pratiques journalistiques, nos politiques de programmes ou le bureau de l’ombudsman.Â
La convergence des grandes entreprises est quelque chose qui a du sens, à mon avis, mais en autant que c’est balisé, réglementé. Ce qui m’inquiéterait – et je suis certain que ça n’arrivera jamais –, ce sont les gens qui voudraient faire de la convergence avec une absence totale de réglementation.
Là , à mon avis, on ferait face à un grave problème, parce que la démocratie et la culture sont trop importantes pour être laissées aux lois du marché. On ne peut pas être totalement laissé aux lois du marché. Je suis convaincu qu’il doit exister, dans le monde des médias, au nom de la démocratie et de la culture, une certaine forme de réglementation, parce que diffuser de la radio et de la télévision au Canada est un privilège qui vient avec un certain nombre de responsabilités et je pense que c’est quelque chose qu’il faut accepter.
Face à tout cela, Radio-Canada trouve son rôle, qui est celui d’enrichir la vie démocratique et culturelle des citoyens.
Dans les jours qui viennent, il est impératif de se rappeler que, derrière tous ces enjeux, il y a surtout des personnes qui veulent vivre leur démocratie et leur culture et qui essaient simplement de comprendre. Il faut surtout penser à eux pour se dire que les réponses que l’on va donner seront des réponses en matière de contenu et de diversité d’opinions. Ce sont des enjeux importants pour le citoyen, plus que tout le reste, plus que les questions de « quincaillerie » ou de « tuyauterie » que nous arriverons à surmonter. Merci.
