22 juin 2009 – ConfrontĂ©s Ă un manque Ă gagner de 34 M $ sur un budget total de 350 M $, les Services français deRadio-Canada ont dĂ» faire rĂ©cemment des choix difficiles afin de parvenir Ă l’équilibre budgĂ©taire pour le prĂ©sent exercice financier. Ces mesures ont touchĂ© nos ressources humaines et ont eu des rĂ©percussions sur notre programmation.
Un plan de compressions comme celui annoncé le 25 mars dernier est toujours un exercice complexe et éprouvant. Comment resserrer les coûts sans faillir à notre mission d’offrir aux francophones du pays une programmation distinctive, rassembleuse et de grande qualité? En premier lieu, Radio-Canada s’est donné l’objectif de préserver le caractère distinctif de sa programmation sur toutes les plateformes et d’atténuer le plus possible les coûts humains et sociaux des compressions. La volonté de garder le cap sur notre transformation stratégique en vue de créer un modèle économique durable et rentable a primé également lors de l’élaboration du plan de redressement.
La programmation d’Ă©tĂ© et d’automneÂ
Tous les services de Radio-Canada sont affectés, mais à des degrés divers, par le plan de redressement budgétaire en cours. La plus grande part des compressions, soit 86,5%, touche la Télévision, alors que la Radio (Première Chaîne et Espace musique) subit 13,5% des compressions. Pour le public, qu’est-ce que cela signifie à court terme?
À la Télévision, la programmation demeure variée et pertinente, mais certains réaménagements ont été nécessaires. Le match des étoiles, l’émission de variétés la plus coûteuse, disparaît. Plusieurs nouvelles émissions et séries, prévues initialement pour cette année, sont reportées à l’année prochaine. Le bloc des émissions jeunesse du matin, qui commence désormais tous les jours une demi-heure plus tard à 6 h 30, se terminera également, à compter de l’automne, une heure plus tôt, soit à 8h au lieu de 9h.
À la Première Chaîne, les animateurs Patrick Masbourian (Vous êtes ici), Jacques Bertrand (Macadam tribus) et Gregory Charles (Des airs de toi) voient leurs émissions quitter l’antenne. Radio Canada International a décidé de ne plus poursuivre ses émissions en langues cantonaise et ukrainienne.
 L’information, une part essentielle de notre mandatÂ
L’information exhaustive, crédible et de qualité fait partie du caractère distinctif de notre programmation. Nous maintenons notre capacité de cueillette sur le terrain, mais nous avons dû fermer le bureau de Dakar et supprimer deux postes au bureau de Paris. Des réductions de personnel affectent aussi les équipes de production des bulletins de nouvelles et des émissions d’affaires publiques, et RDI doit aussi diminuer ses coûts.
 PrĂ©server le capital crĂ©atifÂ
Sur le plan des ressources humaines, Radio- Canada, qui doit abolir cette année l’équivalent d’environ 335 postes à temps plein, a mis en place plusieurs mesures, dont un programme incitatif de retraite afin de réduire le plus possible les licenciements.
Les services rĂ©gionauxÂ
On a protégé le plus possible l’offre régionale dans le plan de redressement. Aucune des 14 stations régionales n’est fermée, mais celle de Windsor a été transformée en centre de production. Les émissions régionales du midi à la radio et les éditions midi du Téléjournal régional de Québec, Ottawa-Gatineau, Moncton et Sherbrooke sont abolies. Il y a réduction des dépenses et de personnel des équipes de production des émissions d’information. Pendant la saison estivale, les téléjournaux régionaux du soir, dont la plupart duraient une heure, passent à 30 minutes. Par contre, la très grande majorité des émissions réseau produites en régions, comme C’est ça la vie, La semaine verte et Second regard gardent l’antenne.
